les troubles

1. Troubles moteurs

Ils sont marginaux dans 40% des cas (parésies au début ou paraplégies à un stade évolué).

2. Troubles oculaires

- Névrite optique rétrobulbaire inaugurale dans 22% des cas.
- Diplopie inaugurale dans 12% des cas.
- Baisse de l'acuité visuelle d'un oeil avec douleur orbitaire.
- Troubles de la vision des couleurs

3. Troubles sensitifs

Ils sont inauguraux dans 21% des cas (paresthésies, engourdissements,.).

4. Atteintes vestibulaires

Principalement des vertiges.

5. Atteintes cérébelleuses

Il y a un mauvais pronostic quand elles sont précoces (ataxies, dysarthries, tremblements invalidants).

6. Troubles génitaux

Ils sont fréquents quand il existe des paraparésies (miction impérieuse, pollakiurie, risques infectieux, baisse de la libido, impuissance,.).

7. Troubles cognitifs

Labilité émotionnelle, euphorie, indifférence affective, lunatisme, instabilité émotionnelle. Il arrive souvent qu'une même personne éprouve tour à tour de l'euphorie (sensation exagérée de bien-être) et de la dépression, ce qui signifie qu'il existe un trouble de l'émotivité.
Toutes les maladies chroniques peuvent s'accompagner d'une dépression en raison des problèmes de santé qu'elles entraînent.
Cependant, dans la SEP, la dépression pourrait être directement causée par la maladie.
On administre généralement des antidépresseurs aux patients qui souffrent de dépression et on leur offre aussi des conseils psychologiques ou une psychothérapie

8. La fatigue

C'est un des principaux symptômes de la SEP, mais aussi un des plus problématiques, pour lequel il n'existe pas d'explication satisfaisante.
Il existe plusieurs types de fatigue.
Il est important de déterminer s'il s'agit d'une fatigue aggravée par la chaleur et qui concerne les mouvements, ou d'une fatigue fluctuante qui touche à la fois les fonctions physiques et mentales.
La fatigue peut avoir d'autres causes, comme un manque de sommeil, une mauvaise gestion de l'énergie ou une dépression.
Le traitement doit viser à soulager ces symptômes avant toute chose.

9. Les troubles sensitifs

Le plus souvent, les personnes atteintes de SEP éprouvent des sensations physiques désagréables ou ont des zones d'hypersensibilité sur le corps.
Les sensations peuvent être très douloureuses et perturber le sommeil, et s'aggravent souvent avec l'activité physique.
Les problèmes sensitifs surviennent habituellement chez les personnes chez qui la SEP a causé des lésions à la colonne vertébrale. Certaines personnes éprouvent des douleurs soudaines semblables à des décharges électriques.
Ces douleurs, que l'on appelle névralgies, sont en général ressenties à la figure, plus rarement à d'autres parties du corps. On peut les traiter par des médicaments, de l'acupuncture, des massages, une stimulation électrique nerveuse transcutanée (c'est-à-dire à travers la peau) ou encore par la physiothérapie

10. La spasticité

Les spasmes peuvent être douloureux et perturber le repos ou le sommeil. Ils peuvent aussi interférer avec les activités motrices telles que la marche ou l'habillage. Ils sont causés par une atteinte des voies motrices, et peuvent s'aggraver, par exemple, si la moelle épinière est stimulée de manière trop intense (c'est-à-dire si les nerfs qu'elle contient reçoivent un excès d'information sensorielle).
Ainsi, les spasmes peuvent être aggravés en cas d'infection urinaire, de constipation ou encore de blessure ou de traumatisme à un membre.
Le traitement vise alors à résoudre les problèmes qui ont aggravé la spasticité.

11. Les problèmes d'urines et de selles

Les problèmes de selles sont plus fréquents dans la SEP qu'on l'avait cru de prime abord; il peut s'agir d'une simple constipation, d'un besoin impérieux d'aller à la selle, voire d'une incontinence fécale.
Le traitement vise à augmenter l'apport de fibres alimentaires.
Cette mesure permet d'améliorer la consistance des selles et de faciliter leur évacuation.

# Posté le mardi 19 avril 2005 09:47

Modifié le mardi 19 avril 2005 10:09

Evolution

Evolution
L'évolution de la sclérose en plaques est IMPRÉVISIBLE, capricieuse et TRÈS VARIABLE D'UN INDIVIDU À L'AUTRE. Une même personne peut passer d'un type d'évolution à un autre.

En général l'évolution dans les premières années est sous formes de poussées régressives (poussées de 2 à 4 semaines qui ne laissent pas de séquelles),après quelques années, les poussées régressent avec des séquelles (rénitentes progressives).

En résumé il existe trois grandes formes plus la forme bénigne :
- forme rénitente : 40 à 50% des cas,
- forme progressive avec rémission complète : 35 à 40% des cas,
- forme progressive sans rémission : 10 à 15% des cas.
-Dans certains cas, enfin, l'évolution est particulièrement BÉNIGNE et la personne ne développe aucune séquelle malgré la survenue de quelques poussées.

Dans tout les cas, il existe des facteurs aggravants comme la chaleur, la température, ou la vaccination (HBS).

Le polymorphisme que peuvent réaliser les associations entre les syndromes précédemment décrits permet de passer rapidement sur le chapitre des formes symptomatiques en mentionnant seulement quelques aspects atypiques ou peu habituels :
- des formes hémiplégiques soit soudaines, pseudo-vasculaires, très rarement à bascule, soit progressives simulant une T.C.,
- des formes médullaires, sous la forme d'un syndrome de Brown-Sequard, ou d'une myélite transverse, ou d'une sclérose combinée de la moëlle, d'une paraplégie en flexion ou d'un syndrome du cone terminal. A l'I.R.M. certains cas de lésions purement médullaires peuvent ne pas comporter d'images anormales au niveau de l'encéphale,
- des formes cérébelleuses avec incoordination du tronc, de la tête et des membres ; ce sont des formes rapidement invalidantes chez des sujets jeunes.

Formes évolutives :
Le profil de la courbe évolutive distingue, nous l'avons dit, des formes rémittentes, rémittentes-progressives et progressives d'emblée.
Le rythme des poussées et/ou de la progression des déficits individualise :
- des formes aiguës graves qui installent très vite des handicaps sévères, complétés et remaniés en quelques mois de poussées ininterrompues. Après un ou deux ans elles peuvent finalement se stabiliser en laissant un état déficitaire majeur.
- des formes moyennes, qui, en 10 ans, atteignent le niveau 4 sur une échelle en 10 points (= conserve une activité malgré de sérieuses difficultés), en 20 à 25 ans, le niveau 6 (= déplacements limités et difficiles).
- des formes bénignes, sous forme de poussées espacées, faites de troubles sensitifs régressant chaque fois sans séquelle, ou bien débutant de manière quelconque mais cessant de se manifester après 2 à 3 poussées.
- il y a même des formes muettes, entièrement latentes, découvertes d'autopsie (chez un sujet mort d'une autre affection).

Il faut retenir l'extrême diversité de ces évolutions, bien différente de l'image univoque d'invalidité rapide habituellement attachée à la SEP (et qui correspond aux formes graves : environ 10 pour 100 des cas). Les formes bénignes doivent être connues car, pour elles, aucun risque thérapeutique n'est justifié.

Quelques indications permettent de prévoir à quelle forme évolutive on se trouve confronté :
- l'intervalle entre la première et la deuxième poussée
- le nombre de poussées dans les 2 premières années
- la date d'entrée dans une progression continue
- le niveau atteint sur l'échelle d'invalidité à 5 ans, à 10 ans.
Mais il ne s'agit jamais que de probabilité, la prévision pouvant se trouver démentie, en bien lorsqu'une très longue stabilisation complète intervient (même au cours d'une progression continue), en mal lorsqu'après des années de stabilité sans aucune manifestation de la maladie survient une grave poussée qui augmente sérieusement le déficit séquellaire.
Il y a des formes éteintes de SEP. S'il est habituel de voir l'intervalle s'allonger entre les poussées avec les années, d'observer après 10, 15 ou 20 ans de longues périodes de stabilité, il arrive de rencontrer des patients âgés de 70 ans et plus, chez qui la maladie ne manifeste aucune activité depuis 20 ans et dont l'état neurologique ne changera plus.
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# Posté le mardi 19 avril 2005 09:52

Modifié le mardi 19 avril 2005 10:50

évolution de la forme rémittente

évolution de la forme rémittente
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# Posté le mardi 19 avril 2005 09:54

évolution de la forme progressive secondaire

évolution de la forme progressive secondaire
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# Posté le mardi 19 avril 2005 09:56

évolution de la forme progressive primaire

évolution de la forme progressive primaire
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# Posté le mardi 19 avril 2005 09:58